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Dallas Buyers Club

10 Février 2014 , Rédigé par Jules-Emile Cazlab Publié dans #Drame

Le pitch

Ron Woodroof découvre après un accident qu'il a le SIDA. Apprenant que l'AZT, le seul médicament disponible aux Etats-Unis, peut s'avérer dangereux, il décide d'importer d'autres médicaments, non approuvés par la FDA, et de les vendre via des bons d'adhésion au Dallas Buyers Club

La critique

Un sujet "tabou" et Jared Leto en drag défoncé et séropositif, voilà un film à Oscars. Mettant en avant ses arguments pour se vendre, ce film m'a donné envie. Au final, j'en ressors ni content ni déçu. Il nous donne ce qu'il promet, mais n'en fait pas de plus et s'offre même le luxe de tourner en rond pendant trois quarts d'heure. On a compris, Ron vend des médocs que la FDA n'approuve pas, la FDA, c'est les méchants. Pas la peine de reproduire trois fois de suite le même schéma.

Si je mets des guillemets quand j'écris "tabou", c'est parce que je trouve qu'on nous parle étonnamment souvent de sujets tabous. Quel sujet est le plus délicat : le SIDA, ou l'usage d'un corps par la science pour voir celle-ci détournée au profit de l'armement ? Une maladie, ou le fait que les masses sont manipulées par les médias au service du politique ? Cela va tellement loin que même avant la sortie d'un film, ces médias vous font décider si celui-ci sera bon ou mauvais. Du coup, il est normal de préférer Dallas Buyers Club à Robocop. Parce que donner raison à Robocop, c'est se donner tort. Alors que le SIDA, on sait tous que c'est un fléau, et la dénonciation de la FDA et de ses pratiques aura les faveurs, parce qu'on ne se sent pas, du moins pas directement, concerné.

Bon, après cette digression d'ouverture, je dois bien dire que le film en lui-même est pas mal. Un peu long, parfois répétitif, mais malgré tout juste dans ce qu'il dit, même si (voir la digression précédente). Les acteurs sont bons, comme toujours dans ces productions. Jared Leto n'est pas non plus transcendant. Ce n'est pas parce que son personnage est excentrique que son jeu est forcément génial. Il le joue bien, mais c'est tout. McConaughey joue mieux. Son personnage est intéressant et assez bien développé. Il évolue tout au long du film et, personnellement, je me suis attaché à lui. Alors que la mort de Rayon ne m'a fait ni chaud ni froid. C'est simple, pour moi Rayon n'apporte pas grand-chose. Du moins son style n'apporte pas grand-chose, car sinon il permet de mieux saisir l'évolution de Ron. Le choix fait de le rendre aussi extrême est, je pense, un moyen de souligner encore plus, au cas où on aurait du mal à comprendre, que Ron change, notamment vis-à-vis de la communauté homosexuelle. Enfin, pour le personnage de Jennifer Garner, elle n'est que le type du médecin intègre.

Habillage et maquillage ne font pas nécessairement un grand jeu d'acteur

Au final, le film, contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire, n'est pas plus développé qu'un divertissement qui aborderait un sujet similaire. Sauf qu'au lieu de l'action, on a des dialogues et du remplissage. Cela dit, les dialogues sont bien écrits et on a droit à de bonnes répliques ("je préfère mourir les santiags aux pieds", entre autres). La réalisation, quant à elle, ne m'a pas marquée, je n'ai rien vu de particulièrement intéressant, ni dans la musique ou le montage non plus.

Bref, un bon film, bien fichu, mais qui n'est pas plus intelligent qu'un divertissement.

PS : pour ceux qui n'ont pas compris ou se demande si j'ai bien fait ça : oui, j'ai comparé ce film avec RoboCop.

 

 

Titre original
Dallas Buyers Club

Réalisateur
Jean-Marc Vallé

Scénaristes
Craig Borten

Melisa Wallack

Casting
Ron Woodroof - Matthew McConaughey
Rayon - Jared Leto
Dr. Eve Sacks - Jennifer Garner

 

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Bande-annonce VOST

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